La communication d’une paroisse : un défi !
« Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute
la création » (Mc 16, 15).
La Parole donne le ton : la
communication paroissiale va bien au-delà d’une simple annonce pour informer, guider… Elle nous renvoie à notre vocation baptismale !
Pour répondre à cette invitation, plusieurs outils nous sont proposés, que ce soit à l’écrit, à l’oral, ou maintenant sur la toile.
La communication écrite permet de s’adresser à des personnes en demande puisqu’elles ont choisi de nous lire, de fait elle ne rencontre pas d’obstacles. A Sainte -Cécile, la personne en recherche d’une information précise sur un évènement, un horaire… ouvrira « Les infos de la semaine » et trouvera la réponse à ses questions pratiques ; si elle veut une réflexion plus approfondie sur un temps liturgique, des détails sur la mise en œuvre d’un évènement… elle trouvera dans « Les échos de la rue de l’Est » matière à une réflexion.
L’avenir est sur le net.
A l’oral, le problème est plus délicat, on connaît tous le syndrome des églises qui se vident au moment des annonces ! Malgré tout, rares sont ceux qui passent à côté d’une information importante.
L’avenir est sans doute sur le net. Un site Internet prochainement en ligne permettra, nous semble t-il, une communication large auprès des paroissiens et surtout à l’extérieur auprès des non pratiquants puisque c’est pour nous l’objectif essentiel. S’il est innovant et interactif, il sera un véritable outil d’évangélisation : en levant des tabous, en donnant des éclairages sur la foi ou en répondant à une question qu’il est parfois plus facile de poser sans se dévoiler, il permet à des personnes de se rapprocher peu à peu de l’Église afin de rejoindre physiquement la paroisse et ensuite de s’y intégrer.
Muriel Schneider Maunoury,
adjointe en pastorale,
membre de l’EAP
à Sainte-Cécile à Boulogne
Un studio pour Radio Notre Dame à Nanterre
Lundi 14 avril, 10h03 sur 100.7 FM, Mgr Nicolas Brouwet répondait aux questions d’Étienne Loraillère sur Radio Notre Dame. Pendant près d’une demi-heure, il est revenu sur son ministère, sur sa paroisse (Saint-Pierre et Saint-Jacques de Neuilly) mais surtout sur sa toute récente nomination en qualité d’évêque auxiliaire de Nanterre.
Depuis quelques années, Radio Notre Dame a franchi le périphérique. Elle a changé. Même sa charte en témoigne. Elle est devenue « la radio des chrétiens de l’Ile-de-France ». Concrètement, cette radio qui rassemble chaque jour plus de 100 000 auditeurs (Médiamétrie
oct-déc 2006) a installé des studios dans tous les diocèses de l’Ile-de-France, à Créteil, Pontoise, Évry, Versailles… et Nanterre. Le but : diffuser des émissions en direct sur place pour mettre en valeur la vitalité de l’Église dans la région.
Bruno Courtois,
directeur général
de Radio Notre Dame
Radio Notre Dame 100.7 FM
Journal régional tous les jours à 7h03
et 8h49
« Portrait » et « Aujourd’hui l’Église » tous les jours 10h05
« Parole d’évêque » samedi 8h03
Visitez le site Internet du diocèse !
Avec une moyenne de 500 visites par jour sur les six derniers mois, le site du diocèse de Nanterre* est l’un des sites diocésains les plus consultés en France. En trois ans, la moyenne mensuelle des fréquentations a presque triplé, atteignant 19 370 visites en mars 2008.
Les internautes accèdent en grande majorité à notre site par le biais du site de la Conférence des Évêques de France, puis par une recherche de mots-clés dans le moteur de recherche Google. Le site du cybercuré (voir ci-dessous) nous apporte également beaucoup de visites.
Les internautes qui visitent notre site sont intéressés par les pages sur les sacrements, notamment la page « baptême » qui arrive chaque mois en tête des fréquentations. Suivent les pages « prière » et « vos questions » (cette dernière pointe vers le cybercuré).
Nous faisons un effort particulier sur les informations choisies en page d’accueil, car elles sont en général très consultées le temps de leur parution sur cette page.
La place de la Parole de Dieu est prépondérante en page d’accueil, avec une « accroche » extraite de l’Évangile qui change tous les jours, pour interpeller le visiteur.
Nous attachons une grande importance aux photos et à l’actualisation des informations.
Delphine Bellanger,
webmestre
webmestre@catholique-nanterre.cef.fr
Posez toutes vos questions au cybercuré !
Le site du cybercuré, hébergé par le site de notre diocèse, a été créé en 2000. Derrière cette « Foire aux questions » se cache le père d’Izarny, prêtre du diocèse et ancien professeur au séminaire, qui, à l’âge de la retraite, a décidé de se mettre à l’informatique.
Aujourd’hui, son site reçoit en moyenne 2 500 visites quotidiennes, du monde entier (avec des pics à 6 000 visites par jour lorsqu’il aborde un sujet comme le Da Vinci Code par exemple !).
Le site du cybercuré, pour remplir sa mission, doit s’adresser aussi aux gens qui sont au seuil de la communauté chrétienne, les incroyants et les chrétiens non pratiquants. Ces chrétiens rencontrent l’Église en de rares occasions. Ce sont des gens qui n’ont souvent comme information sur l’Église que ce qu’ils reçoivent de la télévision, de la radio ou de la presse.
Pour toucher les gens, il faut partir des questions qu’ils se posent et non d’un enseignement que l’on veut donner. Abandonnant l’attitude du professeur, on doit en effet saisir la manière dont ceux qui sont loin de l’Église se posent les questions. Au lieu de dire : « Quelle est la nature du mariage chrétien ? », il faut répondre à la question : « Nous vivons déjà ensemble, que pourrait nous apporter le mariage ? » On pense souvent que la communication est un problème de vocabulaire. C’est vrai pour une part, mais plus profondément, il s’agit de la manière dont on aborde les questions.
Les gens se posent des questions à partir de leurs difficultés. Ce qui les intéresse aussi, ce sont les problèmes d’actualité dont on parle. D’autre part, beaucoup se posent des questions au sujet des relations inter religieuses. La présence de l’Islam est très fréquente dans ces questions.
Père Raymond d’Izarny,
cybercuré
cybercure.cef.fr
Le magazine paroissial : un “cheval de foi”
Un magazine paroissial est un porte-voix. Et si le curé est la voix du Christ et celle de la paroisse, un magazine paroissial porte avant tout, et loin, la voix de son curé. Il la porte ad intra, en direction des fidèles, et ad extra, vers tous ceux qui manquent, au propre comme au figuré, à la vie communautaire de la paroisse.
Un magazine paroissial, c’est avant tout un cheval de foi. Le jeu de mots est facile, mais il dit bien le besoin auquel répond un tel moyen : il permet de prendre délicatement la place du cœur du plus grand nombre, si, comme le bulletin de Garches, il a la chance d’être distribué dans chaque boîte aux lettres : 8 000 à Garches. La place du cœur, mais aussi de l’esprit qui réfléchit, qui observe.
Parler de la mort, du rapport de chacun à son corps ou s’interroger sur la vérité est un moyen de faire cohabiter et se répondre des points de vue différents et découvrir tous les Garchois. De ce point de vue, le journal est un prétexte et un outil pour élargir l’horizon de chacun, engager le dialogue et créer un lien.
A l’image de Dieu, ce journal ira trouver les hommes et les femmes là où ils demeurent. Et les fruits existent puisque les réactions affluent. Bonnes, mauvaises, peu importe ! Il y a donc de la vie pour répondre à la vie. Plus important encore : chacun est ainsi amené à prendre position avec ou contre le Christ.
La propagation de la parole écrite s’avère cruciale pour donner à ceux qui nous entourent une image fidèle de ce que nous sommes, de ce que nous faisons, et de ce en vertu de quoi nous le faisons : c’est-à-dire de joyeux pécheurs résolument tournés vers les autres au nom de Dieu.
Bertrand Leblanc-Barbedienne,
rédacteur en chef
de « Garches Actualité »
Le “gratuit toutes boîtes” : un lien avec l’Église
« Ensemble », le journal du doyenné de Chaville Sèvres Ville d’Avray, a été supprimé il y a trois ans. Qu’en reste-t-il ? Guy de Wailly a mené l’enquête.
« A l’occasion de ce numéro sur la Communication de l’Église, je me suis intéressé aux fruits passés du journal de doyenné qui était distribué gratuitement dans toutes les boîtes. J’ai interrogé toutes les maisons de ma rue (une quinzaine de pavillons), pas plus, pas moins pratiquante qu’une autre.
Tous, sauf un, se souviennent de ce journal, et ils le regardaient. L’un a cru longtemps qu’il s’agissait du journal d’une secte ! Il ne l’a lu que quand il a compris qu’il s’agissait d’une publication catholique.
Il semble bien que l’intérêt de cette lecture ait été fonction du degré d’attachement à l’Église : “Non croyante, je le feuilletais” ou “Croyante et non pratiquante je le lisais avec intérêt pour me tenir au courant, c’était mon lien avec l’Église” ou “On y apprenait des choses sur la vie de la Communauté, sur l’Église”. La majorité se souvient de l’interruption de sa publication et le regrette.
Quant à moi, je me souviens surtout de la distribution de ce journal sur le quartier, car j’avais remarqué que le samedi après-midi, par beau temps c’était l’occasion de « Bonjour ! », d’échanges. Quand nous nous croisons encore aujourd’hui, nous ne sommes plus des inconnus, même si nous ignorons nos noms ».
Il existe plusieurs types de publications dans les paroisses ou doyennés :
• journaux gratuits toutes boîtes ou simplement disponibles dans les églises,
• guides paroissiaux,
• feuilles paroissiales.
Pour découvrir la richesse et la diversité de ces publications, consultez le site du diocèse en cliquant ici.
L’Église et les jeunes :
un rapprochement nécessaire
Sherin Matthieu-Jean Metwally a été baptisé récemment. Il exprime son point de vue sur la communication de l’Église.
Jésus a décroché le téléphone, il a composé le numéro et j’ai répondu... J’apprécie particulièrement l’emploi de cette métaphore pour évoquer l’appel de Dieu que j’ai entendu. Je priais Dieu, mais j’ignorais que je m’adressais à Jésus. Et puis j’ai compris que c’était Lui. Évidemment, je supposais la présence de la communauté chrétienne à Nanterre, à la cathédrale, et je savais que le presbytère se situait à côté. Mais c’est le Seigneur lui-même qui a établi la communication entre l’Église et moi. Si je n’avais pas entendu cet appel, ma vie n’aurait jamais changé.
La communication fut très vite établie une fois la démarche entamée : j’ai découvert l’aumônerie de l’enseignement public de Nanterre animée par des personnes formidables, solidaires, unies, désireuses de faire découvrir non seulement Dieu, mais son message, son amour, sa joie, la Bonne Nouvelle qu’Il a à nous faire entendre. Ma famille s’est agrandie : c’est Dieu qui s’est introduit avec, à sa suite, des disciples.
On est très vite au courant et informé de tout : l’aumônerie, c’est le contact permanent avec Dieu, avec l’Église, avec la paroisse, avec la communauté, avec le diocèse et même au-delà (Frat de Lourdes en 2006).
Aujourd’hui, j’aimerais que l’Église et les jeunes se rapprochent davantage, s’unissent et fassent communion ! Souvent, les jeunes n’osent pas proposer leur aide et ils ne savent pas toujours à qui s’adresser. Il y a sans doute un travail à faire pour mieux les informer et qu’ils sentent que l’Église les appelle à se mettre au service de la communauté.
Propos recueillis par Martine Chenin
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