Diocèse de Nanterre
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Avril 2009

 Dossier : Habiter la terre, une vision chrétienne pour notre temps

Le Dieu unique en trois personnes Père, Fils et Esprit n’est pas solitaire. Il pose un acte créateur qui appelle la réponse de l’homme (Gn1) créé à son image et pour sa ressemblance. Mais l’homme n’est pas la clé de l’univers, c’est par Dieu, trinité en lui-même, qu’il prend sa place particulière parmi les créatures. [...] Placés en ce monde, nous y trouvons une vocation exaltante, celle de co-créateurs. (D’après Vincent Heulin, Fondacio, Ermitage).

Cependant notre planète est dépassée par la vitesse du progrès modifiant nos facultés d’analyse et les rapports humains. Face à la modernité, quels choix poser pour réussir à habiter la terre et à assumer nos responsablités de chrétiens ?

Crises

Notre monde semble être sous le coup de crises à répétition et plus personne ne semble capable de prévoir la prochaine, ni sa nature, ni son ampleur. Les crises financière puis économique en sont des exemples parmi d’autres, très récents. Il est devenu difficile d’avoir une vue d’ensemble, si tant est que cela soit possible. Mais on admet de plus en plus que ces crises sont les symptômes variés et multiples d’une crise plus profonde : une crise de civilisation d’ampleur planétaire.

Conscience...

Nous devenons cependant chaque jour plus conscients que nous touchons, en ce XXIe siècle, aux limites physiques de notre planète. Nous épuisons rapidement nos ressources non renouvelables. Nos comportements collectifs et individuels basés sur le principe « du toujours plus », mettent en danger notre environnement et la capacité des générations immédiates (nos enfants et nos petits-enfants) à répondre à leurs besoins essentiels. Nous savons qu’il faudrait les ressources de trois planètes pour que tous les habitants de cette terre aient le niveau de vie moyen de celui d’un français. Mais est-ce souhaitable et bon pour l’homme ?

Le réchauffement climatique est le symptôme (à l’image de la fièvre) du profond dérèglement de la nature de nos activités.

et inconscience

Certains n’hésitent pas à dire « C’est déjà foutu ! ». D’autres disent : « Ne vous en faites pas ! L’histoire en a vu d’autres et la science trouvera bien des solutions comme elle en a toujours trouvé ». Tout cela n’est pas rationnel. C’est un discours inconscient et dangereux.

Il est certain que la situation est sérieuse mais pas « foutue ». Il ne faut pas penser en termes de « toujours plus » mais « toujours mieux », ce qui est très différent.

La prise de conscience de la gravité de la situation se développe partout. De multiples solutions techniques, économiques, sociétales, environnementales… existent et commencent à se mettre en place à tous les niveaux. Mais ne tombons-nous pas là, a contrario, dans l’excès d’optimisme ?

L’éclairage de la foi

C’est là où notre foi chrétienne peut éclairer le chemin. Nous ne ferons pas l’économie de la croix, c’est-à-dire de difficultés majeures. Mais Dieu n’a pas créé ce monde pour le détruire. La création est un processus dynamique et continuel à travers lequel l’homme devient responsable, à l’image de son créateur.

Nous sommes, il est vrai, en panne d’une théologie de l’espérance qui corresponde à ce type de situation radicalement nouvelle.

 

Jean-Pierre Muratet,
diacre

Pour lire le dossier en entier, demandez Eglise des Hauts de Seine