Diocèse de Nanterre
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octobre 2004 - n°304

 Gap 2004

Du 23 au 29 août 2004, ils étaient une trentaine de jeunes adultes, entre 18 et 30 ans, à avoir répondu à l’invitation de Mgr Gérard Daucourt.

« Six jours dans les Hautes-Alpes pour approfondir ta foi, pour vivre un temps de formation chrétienne, de rencontres et de détente avec des jeunes, des prêtres, des laïcs et ton évêque. Je t’invite, viens t’équiper pour ta mission de chrétien ! » Telle était l’invitation lancée par l’évêque de Nanterre et à laquelle ont répondu 26 jeunes accompagnés d’une dizaine de prêtres et laïcs du diocèse.
Les matinées étaient consacrées à un temps de formation-échange sur différents thèmes : histoire et enjeux du Concile, la réforme liturgique (quels sont les ingrédients d’une bonne liturgie ?), la communion entre chrétiens de différentes confessions, le dialogue avec l’Islam, la vocation de chrétien.
Cette semaine aura surtout été un véritable « courant d’air frais » dans l’image (que j’avais) de l’Église catholique dans son ensemble. En premier lieu, la découverte d’une Église magnifique à voir par la diversité de ses membres. Considérée sous l’angle historique du Concile Vatican II, elle apparaît en réalité jeune, ouverte sur le monde, ancrée dans un profond respect de l’humain et étonnamment insérée dans la modernité à laquelle elle essaie d’annoncer l’Évangile. De même, le fait de vivre au quotidien avec différents responsables d’Église, cela a permis « d’horizontaliser » son fonctionnement pyramidal et de retrouver ce lien fraternel premier qui nous unit en Christ. Ce qui donne une note d’espoir, c’est l’idée que cet aggiornamento n’est pas terminé, mais surtout que nous en sommes tous aujourd’hui les acteurs à partir de notre place de chrétiens et dans cette Église universelle qu’est l’Église locale des Hauts-de-Seine.
Mais, si nous avons vécu notre « mini Concile », en reprenant les thèmes de Vatican II, « il ne s’agit pas d’inventer un nouveau programme. Le programme existe déjà : c’est celui de toujours, tiré de l’Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré en dernière analyse sur le Christ lui-même, qu’il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l’histoire. » (Extrait de la Lettre apostolique Novo Millennio Ineunte). Il était bon de se le redire avant la rentrée.

Ludivine M.