Diocèse de Nanterre
voir la rubrique voir la rubrique voir la rubrique voir la rubrique voir la rubrique
Accueil > Archives > Anciens numéros d’ Eglise des Hauts de Seine > 2009 > Juillet 2009 > Message de l’évêque
Juillet 2009

 Message de l’évêque

Des changements pour la mission

Pour rejoindre nos contemporains et leur proposer la Bonne Nouvelle du Christ, nous sommes souvent appelés à modifier, adapter nos moyens. Les méthodes pastorales varient. L’Évangile ne varie pas.

La communication dans le diocèse

Nos moyens pour communiquer avec l’ensemble du diocèse sont restreints. Nous n’avons pas de radio diocésaine. Les médias non confessionnels ne nous donnent que très peu de place. Nous avons le formidable outil qu’est Internet. Nous avions la revue diocésaine Église des Hauts de Seine avec ses 2700 abonnés.

Pendant sept ans, au cours de mes visites pastorales et en d’autres occasions, j’ai pu constater que de nombreux catholiques actifs et de nombreux « pratiquants du dimanche » n’étaient pas informés ou ne s’informaient pas sur notre diocèse et sa mission, les liens entre les paroisses et doyennés, entre l’Église en France et l’Église universelle. Il faut noter cependant qu’il y a 27 000 familles qui soutiennent financièrement la mission du diocèse chaque année. J’ai constaté aussi que les générations des 20 à 45 ans qui vivent leur foi grâce aux paroisses, services ou mouvements, chez nous ou ailleurs, sont étonnés et intéressés quand ils découvrent la richesse spirituelle et le dynamisme missionnaire de notre diocèse. On le sait, ces générations communiquent surtout par Internet.

Après avoir consulté le Conseil presbytéral, les curés et leur EAP, et échangé avec la responsable de la communication, j’ai décidé de transformer le service diocésain de la communication. Parmi les changements, il y a celui du remplacement de cette revue par un bulletin de quatre pages mis à la disposition, sept ou huit fois par an, de tous les participants aux assemblées dominicales (on estime à environ 80 000 le nombre de pratiquants dans notre diocèse), charge à eux de le faire éventuellement connaître à ceux et celles qui sont moins en contact avec l’Église. C’est un pari missionnaire pour rejoindre davantage de personnes. Nos lecteurs ont pu apprécier la qualité de notre revue diocésaine et je les remercie pour leur soutien et leur fidélité. Nos moyens ne nous permettent pas de garder la revue et de lancer en même temps le bulletin de quatre pages qui commencera à paraître le 1er janvier. Il faut faire des choix. A celui de l’arrêt de la revue s’ajoute positivement le développement des moyens de communication qu’offre Internet pour rejoindre en particulier les jeunes générations. Ces changements ont amené évidemment une redistribution des tâches au sein du service diocésain de la communication. Mais celle-ci dépend de tous les catholiques du diocèse puisqu’elle est au service de la mission. Aussi je compte sur le soutien confiant de tous - en particulier de ceux qui ont apprécié Église des Hauts de Seine - pour réussir ce pari missionnaire qui devrait faire grandir la conscience et la solidarité diocésaines.

De nouveaux doyennés

Les doyennés sont une structure du diocèse permettant des actions pastorales communes à plusieurs paroisses et un soutien mutuel des responsables de la mission, en premier lieu des prêtres.

Diverses évolutions ont montré que dans notre diocèse si petit mais si populeux, la répartition géographique de nos doyennés ne correspond plus à la mission qu’ils doivent remplir (certains doyennés sont en fait une seule paroisse et parfois même avec un seul prêtre !). Depuis plusieurs années, les modifications étaient souhaitées. Après un va-et-vient de consultations entre le Conseil presbytéral, les curés et leur EAP, j’ai pris la décision de répartir le territoire diocésain en neuf doyennés pour un meilleur service pastoral et un plus fort soutien entre prêtres.

Il doit cependant être clair que ce qu’on peut appeler « l’unité pastorale de base » est et reste la paroisse confiée à un curé, qui l’anime avec son EAP. Le doyenné n’est donc pas une superstructure obligeant à tout coordonner et multipliant ainsi les réunions. Il doit seulement permettre, sous la responsabilité du doyen, de susciter des collaborations ou des soutiens entre paroisses quand on l’estime nécessaire. Ceci suppose avant tout des temps de vie fraternelle entre les prêtres (prière, repas, échanges pastoraux). C’est le rôle du doyen de permettre ces rencontres. En associant les autres prêtres, diacres et laïcs en charge ecclésiale aux éventuelles décisions, le doyen et les curés discerneront les collaborations qui doivent demeurer (par exemple entre des paroisses des anciens doyennés) et les collaborations nouvelles qui pourront être mises en place entre plusieurs paroisses ou toutes les paroisses du doyenné. Ces collaborations pourront être permanentes (par exemple pour un CPM ou une pastorale des jeunes) ou occasionnelles (par exemple, la décision de vivre une fois le temps de l’Avent en doyenné ou de proposer une célébration du Jeudi Saint en doyenné).

Tout changement dérange, inquiète ou réjouit. Si nous en restons à la technique ou aux moyens qui changent, notre approbation ou nos réticences n’apporteront rien. Puisqu’il s’agit de changements pour la mission, c’est dans une démarche de foi que nous mettons en œuvre nos moyens humains toujours imparfaits, jamais pleinement satisfaisants. Ce qui compte d’abord, c’est la foi qui rend disponible au Christ pour la mission, une foi vivante parce que nourrie par la Parole, les sacrements, la prière et la vie en Église. La porte du changement s’ouvre de l’intérieur. (Rogers)

Gérard Daucourt,
évêque de Nanterre

NB : Parole d’Évêque sur Radio Notre-Dame 100.7 FM le vendredi 19 juin à 10h06, rediffusion samedi 20 juin à 8h03