XVIème Journée Mondiale des Malades
En 1992, le pape Jean-Paul II décidait que la fête de Notre-Dame de Lourdes,
le 11 février, serait la Journée Mondiale des Malades. L’occasion pour chacun de se faire proche des malades et de ceux qui les accompagnent.
Cette année, la Journée Mondiale des Malades revêt un caractère tout particulier d’abord en raison du 150ème anniversaire des apparitions de Lourdes. Tournons notre regard vers ce lieu montagneux où la Vierge a voulu manifester son amour maternel de manière toute spéciale aux personnes qui souffrent et aux malades et sachons prier Marie afin de nous faire proches de ceux qui souffrent. Pensons à tous ces pèlerins qui se rendent à Lourdes pour y trouver paix et réconfort. Pourquoi ne proposerions-nous pas aux personnes malades ou handicapées que nous connaissons de s’associer à cette démarche, par exemple lors du pèlerinage interdiocésain organisé par l’ABIIF (Association des Brancardiers et Infirmières d’Ile-de-France) du 25 avril au 1er mai (voir page 15) ? Par ailleurs, en 2008, la précocité de la fête de Pâques fait que ce 11 février se situe au lendemain du premier dimanche de Carême. Ne pourrions-nous pas faire de ce temps de Carême un temps d’attention et de présence à ceux qui sont dépendants, malades, démunis ?
Changer notre regard
Voici quelques pistes que nous pourrions explorer, individuellement, en équipe, en paroisse...
Connaître les différents lieux de soins proches de chez nous, leurs spécificités, les soignants qui y travaillent. La maladie, le grand âge, le handicap peuvent isoler. Essayons de faire en sorte de ne pas les exclure totalement de nos vies !
Avoir le souci de ceux qui sont absents de nos communautés paroissiales pour raison de santé. Quelle place réservons-nous aux personnes souffrant d’un handicap (physique, sensoriel, psychique) ? Nos liturgies leur sont-elles accessibles ? Partageons-nous leurs intentions ?...
Établir une relation saine avec les personnes fragilisées : ne pas penser seulement à faire quelque chose pour elles, mais leur donner la joie d’être utiles, de faire partie de la société. Découvrir peu à peu que ces personnes ont quelque chose de précieux à nous faire comprendre : l’acceptation de leur maladie, de leur handicap, le courage avec lequel elles font face, le rapport qu’elles ont avec le temps qui leur paraît parfois bien long, alors que nous avons du mal à nous arrêter !
Quant à nous, familles, soignants ou membres d’équipe d’aumônerie, qui sommes régulièrement en contact avec ces personnes, osons dire et redire notre émerveillement devant leur force de vie, la foi qui les anime, l’espérance qu’elles manifestent. Que leur contact nous enrichisse et nous révèle les valeurs essentielles ! Quel dépouillement ! Quelle simplicité !
« Une société se qualifie par le regard qu’elle porte sur les personnes souffrantes et sa manière de se comporter à leur égard », aimait à rappeler Jean-Paul II. Que cette Journée des Malades soit pour chacun d’entre nous l’occasion de découvrir qu’en se faisant proche d’une personne malade, handicapée, âgée, nous rencontrons la personne du Christ, comme nous le rappelle saint Matthieu : « J’étais malade et vous m’avez visité ».
France Jourdier
déléguée diocésaine
à la Pastorale de la santé
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